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Né en 1939 à New York, le photographe Joel Peter Witkin est à l’apogée de sa carrière de photographe.
Le vaste répertoire de références qui soutient sa recherche plastique trouve sa cohérence à travers deux thèmes fondateurs, l’Éros et le Sacré.
Les premiers travaux de Witkin font appel aux vedettes d’un freak show : les amitiés qu’il entretient dans les milieux marginaux déterminent son univers visuel et son style de prise de vue. Son œuvre privilégie une photographie d’intérieur et montre des modèles peu communs, engagés au fil de ses rencontres.
Witkin agence ses photographies avec le plus grand souci du détail, selon le principe d’une rigoureuse mise en scène. Sa connaissance de la grande peinture classique s’affirme dans les thèmes et le traitement de l’image, préparée par des croquis précis au crayon ou au fusain. Il produit peu de photographies et tire ses épreuves somptueuses en nombre très limité.
Ses méthodes de tirage, souvent audacieuses, donnent moins à voir un sujet que la matière de la photographie.
Cette exposition s'attache à la persistance des thèmes et à la circulation des formes et à leur confrontation avec cette œuvre singulière.
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Le département des Monnaies, médailles et antiques, ancien « Cabinet des médailles », doit son origine au Cabinet du Roi qui fut transféré de Versailles à la Bibliothèque royale de la rue de Richelieu en 1741. Il est installé dans ses locaux actuels depuis 1917. Son musée, rénové en 1981, présente dans les deux premières salles l’histoire des collections et, dans les deux salles de la mezzanine, les techniques de fabrication des objets exposés ainsi que l’histoire de la numismatique.
Le visiteur peut admirer quelques objets prestigieux : le Grand Camée, le trésor d’argenterie gallo-romaine de Berthouville, la patère de Rennes, le trône de Dagobert, les trésors de Childéric et de Gourdon, la coupe de Chosroês, le jeu d’échecs en ivoire dit de Charlemagne ainsi qu’un choix exceptionnel de monnaies et médailles.
Ces trésors, rassemblés depuis la Renaissance, ont été considérablement enrichis par Louis XIV, puis par les expéditions en Orient au XVIIe siècle et au XVIIIe, par les dons du Comte de Caylus mais aussi par les confiscations révolutionnaires - trésors de Saint-Denis et de la Sainte Chapelle -, et au XIXe siècle par des trouvailles archéologiques et de multiples dons et legs, le plus précieux étant celui du duc de Luynes en 1862, de monnaies, vases et bijoux antiques.